Tatyana L

Troupes B-Ladies et X-Pose

Tatyana, 15 ans
4 secondaire  

Portrait de Tatyana : Sensibilité, rigueur, passion du mouvement… et surtout ,pas de pizza!


Tatyana danse depuis l’enfance et sa passion n’a jamais cessé de grandir. Membre de la troupe depuis plusieurs années, elle se distingue par sa sensibilité artistique et son désir constant de se dépasser. Dans cette entrevue, elle se confie avec sincérité sur son parcours, ses inspirations et ce que la danse représente pour elle.
Photo: © Stéphane Verdier-2025
Stéphane: Salut Tatyana ! Merci de m’accueillir chez toi.

Tatyana: Allô, ça me fait plaisir !

Stéphane: Tu danses à l’école depuis combien de temps ?

Tatyana: Ça fait huit ans que j’ai commencé à danser à l’EDBL. J’ai la chance de faire partie de la troupe depuis 6 ans déjà.

Stéphane: Tu fais quels styles de danse et lequel préfères-tu ?

Tatyana: Je pratique plusieurs styles à l’école : le contemporain, le jazz et le hip-hop. J’aime tous les styles, mais sans hésitation, c’est le contemporain que je préfère. C’est parce qu’il y a toujours une histoire derrière ces chorégraphies et que j’aime beaucoup transmettre les émotions que ça m’inspire. 

Pour le hip-hop, c’est différent. J’aime les mouvements et la « vibe ». On est souvent plus dans les intentions que dans les émotions.
Photo: © Stéphane Verdier-2024
Stéphane: Tatyana, ta mère a longtemps fait du ballet classique et du jazz chez Francyne Lavallée-Quintal. Est-ce que c’est elle qui t’a donné le goût de faire de la danse ?

Tatyana: Oui ! Quand je regardais des photos d’elle, je trouvais ça tellement beau. Elle m’a demandé si j’aimerais essayer. J’ai dit oui — j’avais 4 ans à ce moment-là. Mais ça s’est… disons, pas très bien passé ! Je ne peux pas dire que je m’en souviens vraiment, mais je sais que je pleurais tout le temps et que je restais dans le coin, je ne voulais rien faire.

Après quelques cours d’essai — disons ça comme ça — ma professeure a dit à ma mère : « Ce sera pas cette année, elle pourra réessayer l’an prochain ! » 

 Finalement, c’est seulement trois ans plus tard que ma mère m’a réinscrite avec ma soeur et mon frère. À part la pause obligatoire due à la COVID — qu’on préférerait tous oublier —  je n’ai jamais arrêté et je ne vois pas le jour où je ne danserai plus.
Stéphane : Je crois que tu fais aussi de la danse à ton école secondaire, n’est-ce pas ?

Tatyana: Oui, je fais toujours l’option de cours de danse  à mon école secondaire. L’an dernier, je faisais partie de la troupe de danse de PCAR et nous sommes allés à Trois-Rivières pour la compétition Danse Encore.

Stéphane: Est-ce que tu t’es fixée un objectif pour 2025-26 ? Qu’est-ce que tu aimerais le plus accomplir cette saison et pour les prochaines années ?

Tatyana: J’aimerais beaucoup améliorer ma souplesse et perfectionner ma technique, ça c’est sûr ! Mais aussi, avec la technique, essayer de polir mon interprétation parce que… (longue hésitation) j’aimerais ça me faire remarquer un peu plus dans les danses. 

Honnêtement, ce que je désire le plus, c’est de continuer à m’améliorer à chaque cours, chaque mois, chaque année !

Stéphane: Vous avez aussi des cours spécialisés en technique. J’imagine que ça te fait plaisir. Comment ce cours t’aide-t-il à réaliser tes objectifs ?

Tatyana: Avec Roxane, on travaille beaucoup la stabilité, surtout dans les tours et les pirouettes. Elle nous montre comment adopter les bonnes positions pour les réaliser, et juste pour ça, ça m’aide déjà énormément ! 

Stéphane: Est-ce que tu vas participer au concours de création ? 

Tatyana: Cette année, je m’étais dit que j’allais participer, puis finalement, j’ai remis ça à l’an prochain ! Mais ma sœur Lydia va présenter un solo au volet interprétation 

Stéphane: Qu’est-ce qui te rend le plus heureuse en danse ? 

Tatyana: Ah… le sentiment de se surpasser à chaque fois, de voir comment on peut toujours aller plus loin. Puis c’est la sensation de faire quelque chose qui nous libère. L’ampleur des mouvements, les émotions qui nous envahissent… c’est vraiment libérateur !

 Stéphane: Je suis certain que plusieurs élèves éprouvent cette même sensation, mais tu es la première à l’exprimer. J’aime beaucoup ta perception de ce que la danse peut engendrer. 

L’an dernier, à 14 ans seulement, t’as rejoint le groupe des plus expérimentés dans la troupe X-Pose en hip-hop. Comment tu te sentais avec les grandes ? 

Tatyana: Oh, j’étais surprise, mais j’étais tellement contente ! J’ai trouvé ça le fun de pouvoir monter avec les plus avancées ! J’avais vraiment hâte de voir les filles du groupe, de voir l’ambiance, comment j’allais être accueillie. Quand on change de groupe, on est toujours un peu nerveuse ! 

Puis, d’un autre côté, j’avais fait le stage estival et la prof invitée m’avait remarquée ! J’avais été choisie parmi ses cinq coups de cœur. Faut croire que c’est pas passé inaperçu aux yeux de Brigitte. (grand sourire)

Stéphane: Qui sont tes artistes préférés, tes idoles en danse ? 

Tatyana: Les sœurs Bégin… depuis longtemps. Elles ont été extraordinaires lors de leur passage à Révolution, j’ai vraiment adoré leurs chorégraphies. Je les suis beaucoup sur les réseaux sociaux.

Plus proche de moi, j’aime énormément Emmy Leblanc, une fille de mon groupe. (Des étincelles dans les yeux) Je la trouve tellement bonne quand elle danse : sa technique, ses expressions… je l’admire beaucoup !

Stéphane: Est-ce que tu as un rituel ou des manies avant une prestation en public ? 

Tatyana: Ben oui ! Il faut que je m’assure que tout le monde a tout ce qu’il faut, que tout le monde est correct… incluant moi ! Sinon, ça me stresse au max ! 

Puis, (rires) depuis trois ans, on a commencé une quasi «tradition» : on mange des bonbons, tout le monde en apporte !

Stéphane: Parlant de spectacles et de compétitions, qu’est-ce que tu préfères ?

Tatyana: C’est sans aucun doute les compétitions ! C’est une ambiance complètement différente. Il faut qu’on soit bonnes, on représente l’école !

J’aime ça voir les centaines de danseurs qui participent, tous les styles qui sont présentés. Puis on est là, tout le monde ensemble, ça aussi c’est le fun. La montée d’adrénaline est vraiment pas comparable à ce que je vis en spectacle.
Photo: gracieuseté, Cynthia Tremblay
Stéphane: Sur le plan plus personnel, quel est ton plat préféré ?

Tatyana: Ah, j’adore les sushis, j’ai tout le temps aimé ça !

Stéphane: Et qu’est-ce qui est un gros NON, jamais ?

Tatyana: Ok, je sais que c’est rare, mais la pizza… je suis pas capable! La texture, les mélanges… juste à regarder ! (elle grimace) J’ai jamais voulu manger de pizza !

Stéphane: Wow, là je suis surpris, c’est vraiment rare ! 

Tatyana: Mais c’est pas tout, il y a d’autres surprises… j’aime pas les chips non plus et, surtout, à ma fête : pas de gâteau ! Ça aussi, je suis pas capable. C’est un énorme non !

Stéphane: Je suis vraiment encore plus surpris ! Tatyana, t’es vraiment une fille spéciale ! On est averti maintenant ! 

Quelle est ton année scolaire en cours et qu’est-ce qui te branche à l’école ? 

Tatyana: Je suis en 4e secondaire à la Polyvalente Chanoine-Armand-Racicot. J’aime beaucoup les sciences et l’histoire. J’aime ça apprendre tout ce qui s’est passé dans le monde. Je suis les nouvelles à la télé et je m’informe ailleurs aussi, principalement sur Internet.

Du côté des sciences, je suis fascinée par le corps humain, entre autres.

Stéphane: Où te vois-tu plus tard ? Qu’est-ce que tu aimerais faire? 

Tatyana: Plus jeune, j’étais attirée par le design intérieur. Mais plus le temps passe, plus j’aimerais ça patauger dans le monde du droit… criminologue ou avocate peut-être.

Stéphane: En dehors des cours et du studio de danse, comment occupes-tu ton temps ?

Tatyana: J’aime ça dessiner, j’en fais beaucoup. Sinon je lis… un peu moins ces temps-ci, mais j’aime bien la lecture.

Stéphane: As-tu une petite anecdote pour nous ? 

Tatyana: En fait, oui… mais c’est plus un mauvais souvenir ! À ma première année dans la troupe, tout le monde à la maison a eu peur et on est tous partis pleurer ! J’ai voulu montrer à ma mère à quel point mon battement avant était haut. Je me suis donnée au maximum, tellement que j’ai perdu l’équilibre. La catastrophe ! En tombant, je me suis cassé le coude… à peine quelques temps avant les compétitions avec la troupe. Je crois bien qu’on m’avait mis le bras dans un plâtre de la même couleur que le costume. J’aurais bien dansé quand même, mais c’était l’année de la COVID et la compétition puis  le spectacle ont été annulés. Ouf !
Photo: gracieuseté, Cynthia Tremblay
Stéphane: Merci beaucoup pour ta générosité et d’avoir accepté de répondre à mes questions !  Ça a été une vraie belle rencontre!

Tatyana: Merci Stéphane, à bientôt !
Retour au groupe privé de l’ÉDBL