Troupes B-Ladies et X-Pose
Léanne, 17 ans
Sciences de la nature
Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu
Sciences de la nature
Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu
Entre passion, scène, études et compagnons à quatre pattes: l’univers coloré de Léanne!
Léanne nous ouvre son univers où danse, animaux et sciences se mêlent. Passionnée et déterminée, elle partage un portrait intime et vivant d’une jeune femme authentique, curieuse et gourmande, toujours prête à se dépasser.
Léanne nous ouvre son univers où danse, animaux et sciences se mêlent. Passionnée et déterminée, elle partage un portrait intime et vivant d’une jeune femme authentique, curieuse et gourmande, toujours prête à se dépasser.

Stéphane : Salut Leanne ! Merci d’avoir accepté mon invitation. J’ai très hâte d’en découvrir un peu plus sur toi!
Léanne : Allô, ça me fait plaisir !
Stéphane : Pour que les gens comprennent bien qui tu es, comment te décrirais-tu ?
Léanne : Je dirais que je suis une fille passionnée par tout ce que j’aime faire. Quand quelque chose me tient à cœur, je vais jusqu’au bout pour cultiver cette passion-là. J’aime l’école, je suis studieuse, perfectionniste aussi, et je suis prête à m’investir au maximum pour atteindre mes objectifs.
Stéphane : Dirais‑tu que tu es timide ou plutôt extravertie ?
Léanne : Vraiment, je suis entre les deux. Il y a des situations où je peux être très introvertie, et d’autres où c’est complètement le contraire, je vais super extravertie. Tout dépend de l’environnement et des gens avec qui je suis. Je peux vraiment être aux deux extrêmes. Parfois, ma « batterie sociale » demande une recharge avant d’expirer !
Stéphane : Et en ce moment, quelle est la passion qui t’anime le plus ?
Léanne : (Grand sourire) Je dirais la danse, en ce moment. Mais les animaux arrivent en deuxième place, très rapidement.
Stéphane : Ah oui ? Tu as des amis à quatre pattes à la maison ?
Léanne : Oui, j’ai deux chats : Lou, un himalayen, et Fiji, un bengal.
Stéphane : Je t’écoute, et je sens vraiment ton amour pour les animaux ! Mais là, tu m’intrigues… un bengal ? C’est pas courant ! Parle-moi un peu de Fidji.
Léanne : Bien sûr, dans ma famille, on adore les chats. La chatte d’une amie de ma sœur a eu une portée de bengals, on est allées les voir et ils étaient vraiment trop mignons… Ma sœur Noémie et moi, on a tellement supplié notre mère qu’elle n’a pas pu dire non ! Et voilà, Fiji est arrivé. Il a un peu plus d’un an maintenant et c’est un vrai petit personnage : grand, élancé, tout mince… au point où on se demande toujours s’il mange assez !
Stéphane : On va revenir plus tard sur le sujet du royaume des animaux… mais pour l’instant, tu fréquentes l’école de danse depuis combien de temps?
Léanne : J’ai commencé à danser à l’âge de 5 ans à l’EDBL, alors ça fait déjà 12 ans ! Et j’ai la chance de faire partie de la troupe depuis près de 9 saisons.
Stéphane : Tu fais quels styles de danse ?
Léanne : On fait vraiment plein de styles différents ! On a des classes de ballet pour travailler la technique — ça, c’est important — puis du jazz, du contemporain, du lyrique, du hip‑hop… en fait, plusieurs styles de hip‑hop différents aussi !
Stéphane : Lequel préfères-tu ?
Léanne : Je dirais que c’est le contemporain. Mais j’aime pratiquer plusieurs styles, je ne pourrais pas me limiter à un seul, il me manquerait un petit quelque chose. Si je devais vraiment choisir, ça serait le contemporain.
Stéphane : Est-ce que tu t’es fixée un objectif pour cette saison de danse ?
Léanne : Cette année, j’ai participé au concours annuel de l’école en présentant un duo avec mon amie Raphaëlle, et je veux absolument bien performer au concours, en show… et en plus, on va aller en compétition. Je veux faire de mon mieux et être satisfaite de ma performance, autant avec notre duo que dans toutes les chorégraphies de groupe.
Stéphane : Puisque tu en parles, tu as déjà participé, toute petite, au concours annuel de création. C’est une belle surprise de te voir revenir au concours après tant d’années, et je suis vraiment content de voir que tu vas danser en duo avec Raphaëlle. Parle-m’en un peu.
Léanne : J’avais envie de tenter quelque chose de différent. J’ai presque toujours dansé en groupe, alors travailler en duo, c’est une expérience complètement nouvelle pour moi. Ça me pousse aussi à travailler davantage sur moi-même, et déjà, le défi est vraiment motivant.
Le duo permet aussi de créer une chorégraphie plus personnelle. Raphaëlle et moi avons choisi une musique qui nous inspire beaucoup, et on fait confiance à Blanche Lavertu pour la traduire en pas et en mouvements. On a vraiment hâte de la présenter.
Stéphane : As-tu un objectif à plus long terme ?
Léanne : J’aimerais beaucoup perfectionner ma technique, ça c’est sûr ! Améliorer mes tours, mes sauts, apprendre de nouveaux mouvements et explorer de nouveaux styles… Et peaufiner mon interprétation, parce que j’adore ça : vivre les émotions, vivre la musique. Je pense que c’est une de mes forces en danse. Pas nécessairement pendant les cours, où je me concentre surtout sur la technique et les mouvements, mais sur scène, c’est vraiment différent. C’est une autre Léanne, celle qui aime se donner au maximum pour le public ! (Rires et moments de grâce)
Stéphane : Qu’est-ce qui te rend le plus heureuse en danse ?
Léanne :Euh… bonne question ! (court moment de réflexion) Vraiment, c’est le moment de monter sur scène, surtout en spectacle. Ressentir l’adrénaline qui monte en coulisse, le trac… ça ne s’explique pas. Puis, quand la musique commence et qu’on fait les premiers pas, c’est tellement grisant et, tout d’un coup, le stress tombe. Je ressens ça depuis que je suis toute petite et ça me rend vraiment heureuse.
Puis aussi, tout le processus du début à la fin : découvrir la chanson, les costumes, voir l’évolution de la chorégraphie jusqu’aux derniers mouvements… j’aime tellement ça !
Stéphane : Est-ce qu’il y a quelque chose que tu crains ?
Léanne : Ce qui me stresse le plus, c’est quand il y a un mouvement que je ne suis pas capable de faire dès qu’on nous l’enseigne. J’ai toujours peur de ne pas pouvoir l’exécuter au spectacle, mais au final, je le pratique tellement que je finis par y arriver !
Aussi, la peur d’oublier une partie de la chorégraphie en plein spectacle ! Et oui… ça m’est déjà arrivé. C’était un gros moment de stress : je pensais juste au prochain mouvement et puis, vlan… trou de mémoire ! C’est vraiment le stress qui embarque. Heureusement, j’ai appris à relaxer et à me dire que je connais ma choré.
Stéphane : Dans tes souvenirs, est-ce qu’il y a une chorégraphie qui t’a particulièrement marquée dans ton parcours ?
Léanne : J’en ai aimé plusieurs, mais il y en a une, vraiment. Elle avait été créée par Adam Rioux-Asselin, la seule année où il a été avec nous. Ça fait quand même longtemps, je ne me souviens pas de tout, mais les mouvements et les enchaînements étaient merveilleux et le costume était sublime : une longue robe bleue qui touchait presque à terre et qui nous rendait tellement élégantes !
Et puis, quand j’étais plus petite, je me souviens aussi d’une chorégraphie de Gabrielle Grenier en hip-hop. C’était simple, mais ça rendait l’expérience vraiment le fun et ça nous permettait de bien nous exprimer.
Stéphane : Est-ce que tu as un rituel ou des manies avant de monter sur scène ?
Léanne : Je pense pas ! Juste me dire qu’il faut que mette mon cerveau à «off», que je me dise que ça va bien aller…qu’on arrête de me parler pour que je puisse me concentrer ! Oui c’est ça, j’ai besoin de respirer et de me préparer mentalement à être prête pour danser !
Stéphane : On a parlé de spectacles et de compétitions, qu’est-ce que tu préfères ?
Léanne : J’aime les deux, mais pour des raisons différentes ! Les compétitions, on n’en fait pas beaucoup, ça va vite : on fait la danse une fois, puis c’est fini. Le plus long, c’est l’attente des résultats ! Ce que j’aime, c’est qu’on reçoit un retour des juges, ça nous permet de nous améliorer pour nos spectacles.
Pour les spectacles, en revanche, on a plusieurs chorégraphies, on se prépare ensemble, on est avec nos amis, et même si on est toutes un peu stressées, on s’amuse vraiment ! C’est pour ça que j’aime les deux.
Stéphane : J’aimerais savoir qu’est-ce ces cours à l’école de danse t’ont apporté sur le plan personnel !
Léanne : Sans hésiter, c’est définitivement la passion de la danse. C’est une activité qui me suit depuis que je suis toute petite ! Au secondaire et maintenant au cégep, ça m’aide à briser le quotidien. On passe beaucoup de temps à étudier ou à faire nos travaux, alors quand je vais au studio, je peux faire le vide, me détendre et faire ce que j’aime.
Stéphane : As-tu des artistes préférés, des gens de l’école ou d’ailleurs qui sont tes mentors, tes idoles… en danse ou dans d’autres domaines?
Léanne : Proche de moi, tous les professeurs que j’ai eus ont eu une certaine influence. Je pense à Blanche Lavertu, Blanche Ménard et Gabrielle Grenier ; ce sont des filles que j’admire depuis mon enfance, vraiment inspirantes.
Il y a aussi des danseurs de Révolution, comme les sœurs Bégin, Gabrielle Boudreau et plein d’autres. C’est impossible de ne pas être impressionnée par leur talent.
En dehors de la danse, j’aime beaucoup écouter de la musique. En ce moment, comme beaucoup de jeunes, j’écoute Taylor Swift et je me laisse aller à du Lewis Capaldi.
Stéphane : Vous avez vraiment chacun vos goûts, vos styles, c’est très intéressant!
En dehors des cours et du studio de danse, est-ce que tu as d’autres loisirs ?
Léanne : Euh! (longue hésitation)
Stéphane : As-tu le temps pour faire autres choses ?
Léanne : Je pense que c’est ça la vraie question! (rires) Pas vraiment de manière récurrente. Des fois, quand j’ai le temps, je fais des trucs artistiques pour me détendre comme des peintures à diamants.
Stéphane : Peinture à diamants ?
Léanne : Oui, les diamond paintings. On suit des codes de couleurs et on colle de petites pierres sur un dessin pour obtenir le résultat final. C’est un peu comme les petits points, et le résultat est vraiment beau.
Sinon, autant à la télé que dans les livres, j’aime les histoires qui font réfléchir, qui nous amènent à nous poser des questions. J’aime quand les intrigues sont bien construites, au point où on a toujours envie de tourner la prochaine page. Les romans de Maxime Chattam, dans l’horreur et le fantastique, me procurent ce plaisir-là, tout comme ceux du scénariste et réalisateur américain J. J. Abrams, plus axés sur l’action, le drame et la science-fiction.
Stéphane : J’allais presque oublier une facette importante de la vie… et une facette très gourmande ! As-tu un plat préféré ?
Léanne : Bonne question ! Je suis vraiment une bibitte à sucre, alors tout ce qui est dessert, ça me parle ! Je suis aussi une grande fan de fromage… le brie au four avec du sirop d’érable et des canneberges, wow ! (les yeux brillent, on sent qu’elle en mangerait tout de suite) Ce n’est pas vraiment un plat, mais c’est tellement bon !
Ah ! Et les pâtes au fromage feta et aux tomates… miam ! Je ne suis vraiment pas difficile, j’aime trop la nourriture ! (rires les yeux au ciel)
Stéphane : On sent que tu es une bonne fourchette ! Mais si on veut vraiment te faire plaisir, on t’emmène manger où ?
Léanne : Honnêtement, je préfère presque manger à la maison. Il faut que je te dise que ma mère fait un excellent tofu teriyaki avec plein de légumes grillés ! (elle salive presque juste à en parler) Elle fait sa propre sauce et elle enrobe le tofu de panko pour qu’il soit super croustillant… c’est tellement bon !
Mais si tu insistes, un bon tartare de bœuf chez KÜTO, là, tu es certaine de me faire plaisir ! (ses grands yeux s’illuminent) J’aime vraiment, vraiment la bouffe !
Stéphane : Wow… juste à voir ton enthousiasme quand tu parles de nourriture, on comprend que tu es une vraie gourmande !
Léanne : (rires) Oui, mais avant de continuer, je dois te dire une chose : tout ce qui vit dans l’eau, pour moi, ce n’est pas possible !
Stéphane : Est-ce que tu cuisines, toi aussi ?
Léanne : Oui, mais pas très souvent parce que je n’ai pas beaucoup de temps! Parfois, je vais aider ma mère avec le souper!
En deuxième secondaire, à 14 ans, j’avais participé à la brigade culinaire avec mes amis à l’école et on avait gagné le concours local en accumulant des points tout au long de la saison. On devait faire la finale avec Ricardo, mais tout ça avait tristement été annulé à cause de la COVID.
L’activité, qui était gratuite, était vraiment passionnante. Chaque fois, on ramenait ce qu’on avait préparé à la maison, et on se gâtait avec des aliments locaux, même si le thème était axé sur la cuisine des pays étrangers. Je me souviens même qu’on avait fait des falafels ! On a aussi préparé des muffins, des profiteroles et des rouleaux de printemps. Une fois, on a même dû cuisiner avec des aliments cachés sous une cloche. Quelle surprise pour tout le monde !
Stéphane : Quelle est ton année scolaire en cours et tu es inscrite dans quel programme ?
Léanne : Je suis en première année de cégep en sciences de la nature.
J’ai aussi choisi un cours complémentaire en informatique, en option secondaire, à côté de mon programme principal. Ce que j’aime beaucoup, c’est que ce n’est pas un cours comme les autres : on n’est pas assis dans une salle de classe, on est devant des ordinateurs, ça change complètement le décor. C’est vraiment dépaysant, et comme l’informatique fait partie de notre quotidien, je trouve ça à la fois concret et vraiment intéressant.
Stéphane : On est encore loin de ton objectif ultime, mais tout ce que tu fais peut certainement servir. Où te vois-tu d’ici à quelques années?
Léanne : Vétérinaire ! J’ai toujours voulu devenir vétérinaire pour les petits animaux. J’aimerais aussi aller chercher une spécialisation pour certains animaux exotiques, comme les reptiles, mais aussi pour d’autres animaux de compagnie moins communs, comme les lapins ou les hamsters, entre autres.
Stéphane : Je suis un peu surpris par ton intérêt pour les reptiles. Qu’est-ce qui t’attire chez ces animaux ?
Léanne : Quand j’étais plus jeune, j’ai travaillé dans un camp de jour au mont Saint-Grégoire. Il y avait des couleuvres, et j’ai adoré ça, je suis vraiment tombée en amour ! Elles s’enroulaient autour de mon poignet et j’étais tellement heureuse.
Puis, j’ai aussi une amie qui a un dragon barbu — un type de lézard — et j’aime vraiment ça comme animal. C’est très calme, tu peux les avoir sur toi longtemps, un peu comme les chats.
Stéphane : Aimerais-tu faire un voyage pour aller voir des animaux qu’on ne retrouve pas ici ? Un safari peut-être ?
Léanne : Oui, mais pas nécessairement un safari comme on l’imagine habituellement… l’Afrique, les lions, les éléphants ! J’aime plus les petites animaux qu’on peut avoir près de soi pour les câliner. (rires) J’aimerais plutôt aller dans le Sud pour voir des dauphins ou des tortues marines, par exemple. Question de rester fidèle aux reptiles !
Stéphane : Merci beaucoup pour ta générosité et d’avoir accepté de répondre à mes questions ! Ça a été une rencontre passionnante qui permettra à tout le monde de mieux te connaître. Je te souhaite un magnifique parcours tout au long de te vie!
Léanne : Merci à toi Stéphane, ça a été agréable, à bientôt !
Léanne : Allô, ça me fait plaisir !
Stéphane : Pour que les gens comprennent bien qui tu es, comment te décrirais-tu ?
Léanne : Je dirais que je suis une fille passionnée par tout ce que j’aime faire. Quand quelque chose me tient à cœur, je vais jusqu’au bout pour cultiver cette passion-là. J’aime l’école, je suis studieuse, perfectionniste aussi, et je suis prête à m’investir au maximum pour atteindre mes objectifs.
Stéphane : Dirais‑tu que tu es timide ou plutôt extravertie ?
Léanne : Vraiment, je suis entre les deux. Il y a des situations où je peux être très introvertie, et d’autres où c’est complètement le contraire, je vais super extravertie. Tout dépend de l’environnement et des gens avec qui je suis. Je peux vraiment être aux deux extrêmes. Parfois, ma « batterie sociale » demande une recharge avant d’expirer !
Stéphane : Et en ce moment, quelle est la passion qui t’anime le plus ?
Léanne : (Grand sourire) Je dirais la danse, en ce moment. Mais les animaux arrivent en deuxième place, très rapidement.
Stéphane : Ah oui ? Tu as des amis à quatre pattes à la maison ?
Léanne : Oui, j’ai deux chats : Lou, un himalayen, et Fiji, un bengal.
Stéphane : Je t’écoute, et je sens vraiment ton amour pour les animaux ! Mais là, tu m’intrigues… un bengal ? C’est pas courant ! Parle-moi un peu de Fidji.
Léanne : Bien sûr, dans ma famille, on adore les chats. La chatte d’une amie de ma sœur a eu une portée de bengals, on est allées les voir et ils étaient vraiment trop mignons… Ma sœur Noémie et moi, on a tellement supplié notre mère qu’elle n’a pas pu dire non ! Et voilà, Fiji est arrivé. Il a un peu plus d’un an maintenant et c’est un vrai petit personnage : grand, élancé, tout mince… au point où on se demande toujours s’il mange assez !
Stéphane : On va revenir plus tard sur le sujet du royaume des animaux… mais pour l’instant, tu fréquentes l’école de danse depuis combien de temps?
Léanne : J’ai commencé à danser à l’âge de 5 ans à l’EDBL, alors ça fait déjà 12 ans ! Et j’ai la chance de faire partie de la troupe depuis près de 9 saisons.
Stéphane : Tu fais quels styles de danse ?
Léanne : On fait vraiment plein de styles différents ! On a des classes de ballet pour travailler la technique — ça, c’est important — puis du jazz, du contemporain, du lyrique, du hip‑hop… en fait, plusieurs styles de hip‑hop différents aussi !
Stéphane : Lequel préfères-tu ?
Léanne : Je dirais que c’est le contemporain. Mais j’aime pratiquer plusieurs styles, je ne pourrais pas me limiter à un seul, il me manquerait un petit quelque chose. Si je devais vraiment choisir, ça serait le contemporain.
Stéphane : Est-ce que tu t’es fixée un objectif pour cette saison de danse ?
Léanne : Cette année, j’ai participé au concours annuel de l’école en présentant un duo avec mon amie Raphaëlle, et je veux absolument bien performer au concours, en show… et en plus, on va aller en compétition. Je veux faire de mon mieux et être satisfaite de ma performance, autant avec notre duo que dans toutes les chorégraphies de groupe.
Stéphane : Puisque tu en parles, tu as déjà participé, toute petite, au concours annuel de création. C’est une belle surprise de te voir revenir au concours après tant d’années, et je suis vraiment content de voir que tu vas danser en duo avec Raphaëlle. Parle-m’en un peu.
Léanne : J’avais envie de tenter quelque chose de différent. J’ai presque toujours dansé en groupe, alors travailler en duo, c’est une expérience complètement nouvelle pour moi. Ça me pousse aussi à travailler davantage sur moi-même, et déjà, le défi est vraiment motivant.
Le duo permet aussi de créer une chorégraphie plus personnelle. Raphaëlle et moi avons choisi une musique qui nous inspire beaucoup, et on fait confiance à Blanche Lavertu pour la traduire en pas et en mouvements. On a vraiment hâte de la présenter.
Stéphane : As-tu un objectif à plus long terme ?
Léanne : J’aimerais beaucoup perfectionner ma technique, ça c’est sûr ! Améliorer mes tours, mes sauts, apprendre de nouveaux mouvements et explorer de nouveaux styles… Et peaufiner mon interprétation, parce que j’adore ça : vivre les émotions, vivre la musique. Je pense que c’est une de mes forces en danse. Pas nécessairement pendant les cours, où je me concentre surtout sur la technique et les mouvements, mais sur scène, c’est vraiment différent. C’est une autre Léanne, celle qui aime se donner au maximum pour le public ! (Rires et moments de grâce)
Stéphane : Qu’est-ce qui te rend le plus heureuse en danse ?
Léanne :Euh… bonne question ! (court moment de réflexion) Vraiment, c’est le moment de monter sur scène, surtout en spectacle. Ressentir l’adrénaline qui monte en coulisse, le trac… ça ne s’explique pas. Puis, quand la musique commence et qu’on fait les premiers pas, c’est tellement grisant et, tout d’un coup, le stress tombe. Je ressens ça depuis que je suis toute petite et ça me rend vraiment heureuse.
Puis aussi, tout le processus du début à la fin : découvrir la chanson, les costumes, voir l’évolution de la chorégraphie jusqu’aux derniers mouvements… j’aime tellement ça !
Stéphane : Est-ce qu’il y a quelque chose que tu crains ?
Léanne : Ce qui me stresse le plus, c’est quand il y a un mouvement que je ne suis pas capable de faire dès qu’on nous l’enseigne. J’ai toujours peur de ne pas pouvoir l’exécuter au spectacle, mais au final, je le pratique tellement que je finis par y arriver !
Aussi, la peur d’oublier une partie de la chorégraphie en plein spectacle ! Et oui… ça m’est déjà arrivé. C’était un gros moment de stress : je pensais juste au prochain mouvement et puis, vlan… trou de mémoire ! C’est vraiment le stress qui embarque. Heureusement, j’ai appris à relaxer et à me dire que je connais ma choré.
Stéphane : Dans tes souvenirs, est-ce qu’il y a une chorégraphie qui t’a particulièrement marquée dans ton parcours ?
Léanne : J’en ai aimé plusieurs, mais il y en a une, vraiment. Elle avait été créée par Adam Rioux-Asselin, la seule année où il a été avec nous. Ça fait quand même longtemps, je ne me souviens pas de tout, mais les mouvements et les enchaînements étaient merveilleux et le costume était sublime : une longue robe bleue qui touchait presque à terre et qui nous rendait tellement élégantes !
Et puis, quand j’étais plus petite, je me souviens aussi d’une chorégraphie de Gabrielle Grenier en hip-hop. C’était simple, mais ça rendait l’expérience vraiment le fun et ça nous permettait de bien nous exprimer.
Stéphane : Est-ce que tu as un rituel ou des manies avant de monter sur scène ?
Léanne : Je pense pas ! Juste me dire qu’il faut que mette mon cerveau à «off», que je me dise que ça va bien aller…qu’on arrête de me parler pour que je puisse me concentrer ! Oui c’est ça, j’ai besoin de respirer et de me préparer mentalement à être prête pour danser !
Stéphane : On a parlé de spectacles et de compétitions, qu’est-ce que tu préfères ?
Léanne : J’aime les deux, mais pour des raisons différentes ! Les compétitions, on n’en fait pas beaucoup, ça va vite : on fait la danse une fois, puis c’est fini. Le plus long, c’est l’attente des résultats ! Ce que j’aime, c’est qu’on reçoit un retour des juges, ça nous permet de nous améliorer pour nos spectacles.
Pour les spectacles, en revanche, on a plusieurs chorégraphies, on se prépare ensemble, on est avec nos amis, et même si on est toutes un peu stressées, on s’amuse vraiment ! C’est pour ça que j’aime les deux.
Stéphane : J’aimerais savoir qu’est-ce ces cours à l’école de danse t’ont apporté sur le plan personnel !
Léanne : Sans hésiter, c’est définitivement la passion de la danse. C’est une activité qui me suit depuis que je suis toute petite ! Au secondaire et maintenant au cégep, ça m’aide à briser le quotidien. On passe beaucoup de temps à étudier ou à faire nos travaux, alors quand je vais au studio, je peux faire le vide, me détendre et faire ce que j’aime.
Stéphane : As-tu des artistes préférés, des gens de l’école ou d’ailleurs qui sont tes mentors, tes idoles… en danse ou dans d’autres domaines?
Léanne : Proche de moi, tous les professeurs que j’ai eus ont eu une certaine influence. Je pense à Blanche Lavertu, Blanche Ménard et Gabrielle Grenier ; ce sont des filles que j’admire depuis mon enfance, vraiment inspirantes.
Il y a aussi des danseurs de Révolution, comme les sœurs Bégin, Gabrielle Boudreau et plein d’autres. C’est impossible de ne pas être impressionnée par leur talent.
En dehors de la danse, j’aime beaucoup écouter de la musique. En ce moment, comme beaucoup de jeunes, j’écoute Taylor Swift et je me laisse aller à du Lewis Capaldi.
Stéphane : Vous avez vraiment chacun vos goûts, vos styles, c’est très intéressant!
En dehors des cours et du studio de danse, est-ce que tu as d’autres loisirs ?
Léanne : Euh! (longue hésitation)
Stéphane : As-tu le temps pour faire autres choses ?
Léanne : Je pense que c’est ça la vraie question! (rires) Pas vraiment de manière récurrente. Des fois, quand j’ai le temps, je fais des trucs artistiques pour me détendre comme des peintures à diamants.
Stéphane : Peinture à diamants ?
Léanne : Oui, les diamond paintings. On suit des codes de couleurs et on colle de petites pierres sur un dessin pour obtenir le résultat final. C’est un peu comme les petits points, et le résultat est vraiment beau.
Sinon, autant à la télé que dans les livres, j’aime les histoires qui font réfléchir, qui nous amènent à nous poser des questions. J’aime quand les intrigues sont bien construites, au point où on a toujours envie de tourner la prochaine page. Les romans de Maxime Chattam, dans l’horreur et le fantastique, me procurent ce plaisir-là, tout comme ceux du scénariste et réalisateur américain J. J. Abrams, plus axés sur l’action, le drame et la science-fiction.
Stéphane : J’allais presque oublier une facette importante de la vie… et une facette très gourmande ! As-tu un plat préféré ?
Léanne : Bonne question ! Je suis vraiment une bibitte à sucre, alors tout ce qui est dessert, ça me parle ! Je suis aussi une grande fan de fromage… le brie au four avec du sirop d’érable et des canneberges, wow ! (les yeux brillent, on sent qu’elle en mangerait tout de suite) Ce n’est pas vraiment un plat, mais c’est tellement bon !
Ah ! Et les pâtes au fromage feta et aux tomates… miam ! Je ne suis vraiment pas difficile, j’aime trop la nourriture ! (rires les yeux au ciel)
Stéphane : On sent que tu es une bonne fourchette ! Mais si on veut vraiment te faire plaisir, on t’emmène manger où ?
Léanne : Honnêtement, je préfère presque manger à la maison. Il faut que je te dise que ma mère fait un excellent tofu teriyaki avec plein de légumes grillés ! (elle salive presque juste à en parler) Elle fait sa propre sauce et elle enrobe le tofu de panko pour qu’il soit super croustillant… c’est tellement bon !
Mais si tu insistes, un bon tartare de bœuf chez KÜTO, là, tu es certaine de me faire plaisir ! (ses grands yeux s’illuminent) J’aime vraiment, vraiment la bouffe !
Stéphane : Wow… juste à voir ton enthousiasme quand tu parles de nourriture, on comprend que tu es une vraie gourmande !
Léanne : (rires) Oui, mais avant de continuer, je dois te dire une chose : tout ce qui vit dans l’eau, pour moi, ce n’est pas possible !
Stéphane : Est-ce que tu cuisines, toi aussi ?
Léanne : Oui, mais pas très souvent parce que je n’ai pas beaucoup de temps! Parfois, je vais aider ma mère avec le souper!
En deuxième secondaire, à 14 ans, j’avais participé à la brigade culinaire avec mes amis à l’école et on avait gagné le concours local en accumulant des points tout au long de la saison. On devait faire la finale avec Ricardo, mais tout ça avait tristement été annulé à cause de la COVID.
L’activité, qui était gratuite, était vraiment passionnante. Chaque fois, on ramenait ce qu’on avait préparé à la maison, et on se gâtait avec des aliments locaux, même si le thème était axé sur la cuisine des pays étrangers. Je me souviens même qu’on avait fait des falafels ! On a aussi préparé des muffins, des profiteroles et des rouleaux de printemps. Une fois, on a même dû cuisiner avec des aliments cachés sous une cloche. Quelle surprise pour tout le monde !
Stéphane : Quelle est ton année scolaire en cours et tu es inscrite dans quel programme ?
Léanne : Je suis en première année de cégep en sciences de la nature.
J’ai aussi choisi un cours complémentaire en informatique, en option secondaire, à côté de mon programme principal. Ce que j’aime beaucoup, c’est que ce n’est pas un cours comme les autres : on n’est pas assis dans une salle de classe, on est devant des ordinateurs, ça change complètement le décor. C’est vraiment dépaysant, et comme l’informatique fait partie de notre quotidien, je trouve ça à la fois concret et vraiment intéressant.
Stéphane : On est encore loin de ton objectif ultime, mais tout ce que tu fais peut certainement servir. Où te vois-tu d’ici à quelques années?
Léanne : Vétérinaire ! J’ai toujours voulu devenir vétérinaire pour les petits animaux. J’aimerais aussi aller chercher une spécialisation pour certains animaux exotiques, comme les reptiles, mais aussi pour d’autres animaux de compagnie moins communs, comme les lapins ou les hamsters, entre autres.
Stéphane : Je suis un peu surpris par ton intérêt pour les reptiles. Qu’est-ce qui t’attire chez ces animaux ?
Léanne : Quand j’étais plus jeune, j’ai travaillé dans un camp de jour au mont Saint-Grégoire. Il y avait des couleuvres, et j’ai adoré ça, je suis vraiment tombée en amour ! Elles s’enroulaient autour de mon poignet et j’étais tellement heureuse.
Puis, j’ai aussi une amie qui a un dragon barbu — un type de lézard — et j’aime vraiment ça comme animal. C’est très calme, tu peux les avoir sur toi longtemps, un peu comme les chats.
Stéphane : Aimerais-tu faire un voyage pour aller voir des animaux qu’on ne retrouve pas ici ? Un safari peut-être ?
Léanne : Oui, mais pas nécessairement un safari comme on l’imagine habituellement… l’Afrique, les lions, les éléphants ! J’aime plus les petites animaux qu’on peut avoir près de soi pour les câliner. (rires) J’aimerais plutôt aller dans le Sud pour voir des dauphins ou des tortues marines, par exemple. Question de rester fidèle aux reptiles !
Stéphane : Merci beaucoup pour ta générosité et d’avoir accepté de répondre à mes questions ! Ça a été une rencontre passionnante qui permettra à tout le monde de mieux te connaître. Je te souhaite un magnifique parcours tout au long de te vie!
Léanne : Merci à toi Stéphane, ça a été agréable, à bientôt !
